Pour être très honnête, je n’ai jamais entendu personne se plaindre du prix des dossards de l’Ardèche Run. Il faut dire qu’on fait le max pour maintenir un prix très abordable.

En revanche, il est déjà arrivé à nos oreilles d’organisateurs des questions du genre “avec 1 500 participants que vont-ils faire de tout cet argent ?

C’est à la fois amusant et agaçant. Mais surtout ça montre que de l’extérieur, si on évalue généralement assez bien le travail (bénévole) considérable que représente une telle organisation, on ne se rend pas forcément compte des difficultés financières qui vont avec.

Les gens qui ont déjà organisé un événement populaire, sportif ou culturel, n’apprendront pas grand chose en lisant ces lignes d’explication.
En revanche, ceux qui pensent que l’organisateur de course remplit ses caisses tomberait de sa chaise en voyant notre relevé de comptes.
Alors on a fait des petits calculs (très simples) à partir du compte de résultat de la dernière édition. On vous livre tout ça en toute transparence.

Premier constat : les 23€ que j’ai payé pour acquérir mon dossard ne couvrent même pas la moitié des frais d’organisation.
Ca veut dire qu’un événement comme l’Ardèche Run (et tant d’autres) ne peuvent exister qu’avec la mobilisation des partenaires, publics et privés.

les subventions

Quand on attaque un dossier de demande de subvention, on se dit qu’on va passer une soirée de m…
Mais quand on regarde le budget, on ne regrette pas d’y avoir passé un peu de temps et d’avoir transmis 25 justificatifs demandés. Parce que sans les aides publiques des collectivités, c’est même pas la peine de penser organiser quoi que ce soit.

Ajoutons à ces aides financières des aides techniques et en personnel indispensables, offertes pas les communes.
quelques exemples :
le village d’Antraigues se décarcasse chaque année pour qu’on ne manque de rien sur le site d’arrivée (matériel, locaux, etc…)
la ville de Vals-les-Bains nous prête un local où nous entreposons notre matériel pendant l’année.
la ville d’Aubenas met une équipe technique et une équipe de la police municipale à disposition sur le site de départ
la ville d’Ucel nous prête l’Espace Deydier pendant 2 jours.
le département nous prête des tentes, et autres petits matériels.

Alors un grand merci à nos partenaires publics : la communauté de communes, le département, les communes de Vals-les-Bains, Antraïgues, Aubenas, Ucel, la région…

les sponsors

Ce sont plus que des sponsors, ce sont des entreprises qui nous ont encouragé à créer l’Ardèche Run et qui croient dans cet événement autant que nous.
Leur soutien n’est pas seulement financier, il est aussi moral. Et on ne peut qu’être grandement reconnaissants.

Le premier d’entres eux, Melvita, est une magnifique marque locale avec de belles valeurs, et nous sommes fiers d’être leur partenaire sportif.
Les Eaux de Vals sont aussi un soutien de premier plan, une marque ardéchoise emblématique qui soutient l’Ardèche Run depuis la première heure..
Grâce à l’aide précieuse de Tout’en Bus, nous sommes en mesure de proposer aux coureurs des navettes gratuites pour leur retour à Aubenas.
Running Conseils Aubenas est à nos côtés depuis la première édition, avec la générosité et la disponibilité de Charles dont nous avons tant besoin.
Grâce au magasin Leclerc Aubenas, nous avons des ravitos solides ultra riches et diversifiés.
Et tant d’autres partenaires qui nous aident d’une manière ou d’une autre et sans qui on aurait bien du mal à boucler le budget.

Et alors, combien on gagne ?

L’Ardèche Run existe depuis 2017. Et pour tout vous dire, après 3 éditions, on n’a pas encore gagné un centime.
Malgré une gestion hyper rigoureuse (on est du genre super économes), l’association organisatrice n’a toujours pas de trésorerie, ce qui est d’ailleurs un problème. Mais bon, l’objet de cet article n’était pas de pleurnicher sur notre compte en banque.

Pourquoi ? Parce que quand on a payé le chronométrage, les secouristes, la gendarmerie, la police, la location de véhicules, la location de matériel, les médecins, la prestation de sonorisation, le gardiennage, les lots podium, les t-shirts, les cadeaux finishers, la société d’ambulance, le service de liaison radio, les bus, les fanfares , les photographes, les cameramen, les frais de communication, le speaker, le petit matériel, les frais d’impression, les produits locaux du ravito d’arrivée, les charriots du vestiaire, la location de toilettes, de chantier, l’hébergement du site… et 12 000 autres petites bricoles …
et ben c’est assez simple : il reste que dalle 🙁

Pour que l’association arrive à dégager un peu de marge et se constituer un peu de trésorerie, il nous faudra dépasser les 1 500 participants, ce qui devrait arriver si on se fie aux commentaires élogieux (merci !) que nos chers coureurs font à longueur d’années. (allez, c’est le moment d’appeler tous tes potes et de leur faire découvrir l’Ardèche Run)

Voilà ami(e) coureur(euse), tu sais tout sur la façon dont on finance une course sur route en général, et l’Ardèche Run en particulier.
Du coup, si tu as un oncle milliardaire qui ne sait pas quoi faire de son pognon, di-lui de nous… euh non… dis-lui qu’il y a plein d’associations tellement plus utiles que nous. On va continuer à faire au mieux avec nos moyens. Et c’est très bien comme ça.

Tu fais quoi le 19 septembre ?